BLOG’s attitude
Démocrature ou dictatie ?
U.M.P. = Union pour Monarchie Présidentielle ?
Le plus excellent symbole
du peuple, c’est le pavé.
On marche dessus jusqu’à ce
qu’il vous tombe sur la tête.
Victor Hugo
Le pouvoir est fait,
non pour servir le pouvoir
des heureux mais pour
la délivrance de ceux
qui souffrent injustement.
Abbé Pierre
Il faut écouter beaucoup
et parler peu pour bien
agir au gouvernement d’un État.
Cardinal de Richelieu
Pour l’instant,
la seule opposition véritable,
c’est la réalité.
Blogueur anonyme
L’homme ne grandit pas
quand la nation décline.
Nicolas Sarkozy
Extrait du Meeting de Caen
9 Mars 2007
Le président qui passera
de Chanel
à Deschanel
Le "storytelling"
ces histoires que
construit le pouvoir.
En bon français : ces contes
Le président - 1961
Le Président réalisé par Henri Verneuil, sorti en 1961
- Scénario : D’après le roman homonyme de Georges Simenon
- Adaptation : Henri Verneuil, Michel Audiard
- Dialogue : Michel Audiard
avec
- Jean Gabin : Émile Beaufort, ancien président du Conseil
- Bernard Blier : Philippe Chalamont, chef de cabinet
Je ne ma lasse pas de cette scène à l’assemblée nationale.
et d’une des répliques :
"Il y a des patrons de gauche"
"Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre."
Dans Le Président de 1961, Henri Verneuil et Michel Audiard font preuve de clairvoyance sur la situation politique des décennies qui suivront. Le film montre un chef de gouvernement au cœur du désenchantement de la construction européenne après le rejet par la France de l’Europe politique (non-ratification de la Communauté Européenne de Défense en 1954) et la ratification du traité de Rome. Le président du Conseil (équivalent du 1er Ministre sous la Vème République ) est incarné par Jean Gabin, personnage idéalisé, sage, habité par l’intérêt général au-delà même de l’intérêt national. Il a vécu la guerre et s’apprête, avec son gouvernement, à proposer un projet de loi ambitieux pour l‘Europe. Face à lui, l’instabilité de la IVème République est utilisée par un opposant (Bernard Blier) afin de faire passer un autre texte en totale complaisance avec les groupes de pression. Dans un monologue, Jean Gabin dénonce une situation incroyablement proche des analyses politiques contemporaines. Une éloquence qui flirte avec la démagogie mais qui a le mérite de donner un coup de pied dans la fourmilière. Verneuil met en scène un fantasme de « philosophe roi » qui, dans une explosion oratoire, dit merde à toute une assemblée déchainée, « Il est fou, c’est un suicide ! Non, c’est un adieu. »
Vos remarques
-
16 février 2010, par Serge
Le président Un de mes films favoris, pour les dialogues, les dialogues, les dialogues.
Merci pour ce long extrait d’un Gabin mi-Clemenceau mi-De Gaulle.
Et franchement, si la teneur du film est considérée comme limite poujadiste par les beaux esprits, et bien vive la limite, ça soulage !


Sandnyko_Rohr